Mar, Nov 21, 2017
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Du yoga à l’aplomb

Une question se pose donc : le transport des charges sur la tête leur conserverait-il une colonne vertébrale jeune et donc le thorax tellement beau qu'ont les petits ? Car, quand on les observe à un âge très avancé, ils sont encore très droits, très beaux, pourrait-on dire.

Ici Joaqim Argau en retraite donnant un coup de main à Miguel :

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Mais je n'ai pas parlé de l'hôpital de Vila Nova de Gaia où un médecin ami d'un de nos amis a catégoriquement refusé l'expérience. "Des cous droits, et donc pathologiques, je peux vous en fournir tant que vous voulez, ici, ils sont tous comme ça". Ils sont tous comme ça, ils portent tous sur la tête, et ils ont mal puisqu'ils viennent se faire radiographier. Conclusion logique : les cous droits sont pathologiques, du reste n'est ce pas cela qu'on nous enseigne en Faculté de Médecine.

Seconde conclusion : le port sur la tête est donc mauvais puisqu'il fait des cous pathologiques ! Et voilà, tout est démontré et il n'y a aucune issue possible ! On ne pense
même pas à envisager une autre cause de la douleur. Et si tous les cous droits étaient ceux des paysans normaux qui ont gardé les vraies courbures rachidiennes du fait, justement, de la gymnastique fantastique que fait faire le transport des charges sur la tête ?

"Ce qui est le plus difficile à l'heure actuelle, se plaignait Raymonde Bonnefille, palynologiste, lors d’une conférence4, c'est d'emmener les étudiants sur le terrain... Ils aiment l'informatique, faire des statistiques, etc. Le terrain est infiniment plus difficile !"

Quant à Michel Serres, il confirme par ces mots : "Les (sciences humaines) placent une telle distance entre l’homme qui étudie et les autres, et ces autres qu’il étudie, que l’écart ne se comble jamais, que la réciproque n’advient pas. Tintin, au contraire, réduit la distance et fait de l’éloigné et du chassé le proche... Vivrons-nous assez pour que les sciences sociales remplacent une objectivité,souvent inhumaine...