Jeu, Sep 21, 2017
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Marche

Monter un trottoir, un escalier ou les descendre

Que nous montions ou que nous descendions un escalier, nous sommes en mouvement et donc en dynamique et nos pieds se rapprochent jusqu’à longer le prolongement imaginaire sur le sol de notre ligne médiane. Sur une échelle, il en va de même avec cette différence que pour que les genoux ne viennent pas heurter les barreaux, il faut reculer le bassin ; ainsi il reste horizontal et les genoux ont la place de bouger correctement.

Et nous revenons à la position "normale" du bassin humain dans la gravité, c'est-à-dire en anté- version. Si le bassin est posé en rétro-version, plus aucun des muscles des jambes ne peut fonctionner correctement. La nature alors, faute de mieux, invente un autre système de propulsion, en faux aplomb, qui consiste en une suite de chutes rattrapées par un pied qui se pose sous le poids qui tombe. Prenons un exemple : quand nous tombons dans l'escalier, nous disons : "j'ai déboulé dans l'escalier."

Dans les civilisations où l'anté-version du bassin est encore normale - au Portugal par exemple - on vous montre sur la fesse un gros bleu en vous disant "je suis tombée dans l’escalier", et il est clair que la femme est tombée assise sur la marche de derrière, parce que son poids reste toujours sur le pied arrière.

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Dans l’escalier, le bassin doit rester parallèle au sol, les jambes montent de marche en marche, mais le bassin ne bouge pas, il ne se balance pas. C’est exactement la même chose quand on monte à l’échelle : le bassin doit rester parallèle au sol; et face à ce qu’il ‘regardait’ avant de monter ; simplement, il faut le reculer pour laisser leur place aux genoux, les jambes se plient et les pieds montent de barreau en barreau, mais le bassin n’oscille pas d’un millimètre, il ne se dandine pas il ne tombe pas de droite à gauche, il ne
vrille pas ; il reste toujours horizontal et en anté-version. Attention : on pousse sur le pied qui est sur la marche d’en dessous ; la cuisse de l’autre jambe n’a que peu à faire.
...mais ce n’est pas le plus important. Ce qui importe le plus dans la descente est de garder le poids sur le pied arrière, comme si, on s’asseyait dessus.