Ven, Sep 22, 2017
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Yoga



 C’est en cherchant dans cette direction qu’on a trouvé, pour chacun des élèves, quelle épaisseur de couverture placer sous les épaules tandis que la tête reposait, comme auparavant, sur une  couverture. On acheta des fils à plomb de maçon et, peu à peu, la posture prit la verticale dans laquelle l’extension « up », comme le demande Iyengar, est possible.

 

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C’était une expérience énorme, mais ce n’était qu’un premier pas !

Le second eut lieu en 1972 pour le travail du Prāṇāyāma. Cette année-là, Iyengar donna dans une très grande salle, un cours de Prāṇāyāma aux élèves de tous ses propres élèves français…Il y en avait entre 50 et 100 ! Durant les différentes années précédentes, nous avions passé à ce travail, le ‘truc’ des supports, cherchant la hauteur exacte à laquelle asseoir chaque élève pour que son dos puisse être érigé sans tension. Les jambes étaient placées en tailleur, et parfois calées pour éviter aux chevilles de tomber en supination ou aux cuisses de trop s’écarter. À ce sujet, nous avons expérimenté la ‘ceinture de méditation’. Peu à peu chacun d’eux savait organiser seul ses supports. Noëlle avait écrit à Iyengar pour lui expliquer le sens de notre recherche et lui demander son avis… sa réponse avait été : « Que puis-je en dire avant d’avoir vu ? » Lors de ce cours mémorable, nos élèves avaient apporté tout ce qu’il leur fallait au cas où le maître leur permettrait de s’installer… Mais pour ne pas avoir l’air de lui forcer la main, tout était caché. À l’heure dite, Noëlle amena ‘le Patron’ et lui demanda ses instructions…. - « Monsieur Iyengar demande que vous vous asseyiez comme vous en avez l’habitude »…Tous les supports sortirent de leur cachettes. Tout le monde s’assit. Les nôtres étaient paisibles, concentrés…Tous les autres étaient qui dans de faux lotus, qui dans des demi-lotus, crispés par la douleur des articulations, le bassin rétro-versé, tendus pour tenter d’avoir un dos érigé… Monsieur Iyengar avait beau donner ses instructions, ils avaient tellement mal qu’ils ne pouvaient ni se concentrer ni suivre. Excédé, Iyengar demanda à Noëlle : « De qui est cette élève ? »  - « Je ne sais pas Monsieur, elle n’est pas à moi » - «  C’est visible que ce n’est pas une des vôtres… etc ». Il fit venir le professeur de l’élève et lui expliqua tous ce qui n’allait pas. 

   

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C’est le seul certificat que nous ayons reçu du maître, mais il était de taille : nous travaillions dans la bonne direction : l’aplomb !